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Quelques infos à partager

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L'arbre emblématique du Marais Poitevin attaqué

Par Gaëlle COLIN

La chalarose touche les frênes du Marais Poitevin (Vendée), depuis le mois d'octobre dernier. Loin d'être le premier cas dans la région, le parc naturel n'est pas fataliste et lutte contre l'infection. De plus, d'autres arbres vont être replantés afin de combler les pertes actuelles.

Au cœur du Marais Poitevin en Vendée, la maladie frappe de nombreux arbres, les frênes en particulier. La chalarose a été détectée en octobre 2016 au Vanneau (Deux-Sèvres).

Elle est apparue en 2012 en Normandie, puis en 2015 dans la Sarthe et la Mayenne. « Ce champignon est arrivé en France en 2008. Nous pensions être épargnés dans le marais », admet François Bon, vice-président du Parc naturel régional du Marais Poitevin. Depuis 2016, des foyers ont été repérés dans le Maine-et-Loire et en Vendée.

Le champignon Chalara fraxinea ou chalarose, est arrivé dans les Pays de la Loire en 2015. Elle touche désormais la Vendée et le Maine-et-Loire. (Photo : Ouest-France)

Il y a actuellement 400 000 frênes qui boisent actuellement le Marais Poitevin. L'enjeu environnemental est de taille. Malgré la maladie, rien ne prouve que tous les frênes vont disparaître. La maladie ne touche que les frênes et se propage par le vent, qui « dissémine les spores. Il n'y a aucun traitement pour l'enrayer ». Le problème est de taille. Le frêne peuple actuellement 80 à 90 % du Marais Poitevin.

Comment agit cette maladie ?

Ses cibles préférées sont les jeunes pousses qui sont plus fragiles. « Cela provoque un dépérissement. Ça flétrit les feuilles et la tige », explique François Bon. Mais elle n'altère pas la qualité du bois. La consigne donnée dans le marais est de ne pas « abattre, ni couper les frênes malades ». De plus, c'est une essence protégée. « Ils sont utilisés pour leur bois de chauffage. C'est une tradition du marais et une économie. »

À cause de la maladie, l'écorce des rameaux peut devenir orangée. (Crédit : Esthelle Mercier)

La chalarose (un champignon venant d'Asie) préfère se multiplie sur les terrains chauds et humides. Mais pour Jordane Ancelin, paysagiste, en charge de l'aménagement du cadre de vie au sein au Marais Poitevin, la propagation de la maladie serait causée par la « mondialisation des échanges des végétaux ». Toutefois, le syndicat mixte a anticipé le dépeuplement des frênes, mais pas pour la même raison. Ces arbres ont été plantés au XIXe siècle. « Ils arrivent en fin de vie, c'est pourquoi nous avons préparé un plan paysage. Nous répondons désormais à l'enjeu de la maladie », commente François Bon. Dans le même temps, le parc a lancé un appel à projet afin de reboiser cette zone. « Six essences d'arbres ont été sélectionnées pour les replanter. »

Comment ces essences d'arbres ont-elles été choisies ?

« Il fallait respecter deux conditions : qu'elles s'acclimatent au marais, et qu'elles puissent être taillées en têtard, car c'est notre image de marque », détaille François Bon. Les heureux élus sont le chêne pédonculé, le peuplier noir, l'orme champêtre, le saule blanc, l'érable champêtre et le charme commun. Le parc a planté ces essences dans une dizaine de parcelles tests, comme au Mazeau ou à Damvix en Vendée. « Des écoliers y ont participé, et ont leur nom étiqueté aux arbres ». C'est aussi leur génération qui est impactée.

Que deviennent les frênes dans le marais ?

Ils ne vont pas disparaître du jour au lendemain. « Aujourd'hui, nous n'interdisons pas la plantation de frêne. Il faut juste s'assurer que les plants sont locaux, non contaminés. » La maladie vient d'Asie, mais une pépinière locale va être créée sur place, pour maintenir les frênes.

Courrier de l'ouest 26 01 2017

 

 

 

Le long chantier du canal du Midi

le 16/02/2017

Depuis dix ans, VNF poursuit le chantier de restauration du canal du Midi. Le coût de l'abattage et de la replantation de nouvelles essences est important. Un enjeu patrimonial que les acteurs locaux ont bien compris.

Le long chantier du canal du Midi

Le chêne chevelu remplace le platane le long du canal du Midi vnf-didier-gauducheau

Quelques chiffres suffisent pour mesurer l'ampleur du chantier mené par Voies navigables de France sur le canal du Midi pour combattre le chancre coloré qui tue les platanes, symbole historique de l'ouvrage classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Depuis 2006, ce sont 8,8 km de berges qui ont été restaurés et 17 370 platanes qui ont été abattus. Le programme de replantation, le plus vaste d'Europe, est estimé à 220 millions d'euros sur 20 ans.

Le chêne chevelu remplace le platane
Le choix des essences a fait l'objet de longs débats pour répondre à la fois aux exigences des Monuments historiques de France mais aussi aux contraintes techniques et paysagères. C'est ainsi que le chêne chevelu a été élu comme essence jalon et nouvelle identité du canal à la place du platane. Et des essences intercalaires favoriseront la biodiversité et limiteront les risques sanitaires comme le peuplier blanc, l'érable plane, le tilleul à grandes feuilles, le microcoulier et le pin parasol. Pour anticiper la destruction d'habitat qui accompagne l'abattage des arbres malades, des nichoirs sur pied sont installés plusieurs années avant. Ce sont près de 500 nichoirs qui ont été implantés depuis 2006.

Mobiliser les acteurs locaux
Reste à trouver le financement de ce gigantesque chantier, sachant que le coût moyen du remplacement d'un arbre est de 3000 euros. Alors que l'État avait annoncé en 2011 qu'il ne prendrait en charge que 30 % du chantier, VNF a cherché à mobiliser les acteurs locaux, citoyens et entreprises. Les premiers sont invités à participer à des événements festifs et les secondes à rejoindre le club des mécènes du canal du Midi créé en 2013. En 2016, la collecte de dons a progressé de 8 % auprès des entreprises mécènes et de 12 % auprès des particuliers. De 2006 à 2016, près de 40 millions ont été finalement mobilisés : 88 % par VNF, 3,75 % par les collectivités, 6,75 % par les entreprises mécènes et 1,5 % par le grand public.  

DB

Environnement magazine.fr

 

 

 

 

 

 

Le mois de juin 2016 a été marqué par de fréquents passages pluvieux sur le nord de l'Hexagone, notamment en début de mois et jusqu'au 7, avec des inondations remarquables dans le Centre - Val de Loire et l'Île-de-France.

 

Au nord d'un axe Nantes (Loire-Atlantique) / Pontarlier (Doubs), les précipitations ont atteint une fois et demie à deux fois et demie la normale, sauf de la Basse-Normandie à la Baie de Somme où les cumuls ont été proches des valeurs de saison. Des records mensuels ont été battus par endroits sur le Nord et le Nord-Est. Sur le nord de la Bretagne ainsi que du Nord - Pas-de-Calais aux frontières allemande et suisse, on a souvent observé deux fois plus de jours de pluie que la normale. En revanche, les précipitations ont été déficitaires, souvent de 30 à 60 %, sur les Pyrénées-Atlantiques, le sud de Midi-Pyrénées, et surtout sur le pourtour du golfe du Lion et le nord de la Corse. Le déficit a même dépassé 70 % sur le littoral de l'Hérault, les Bouches-du-Rhône et la Balagne. En Alsace et en Franche-Comté, ce mois de juin est l'un des plus pluvieux sur la période 1959-2016.

Sur la France entière, la pluviométrie a été excédentaire de plus de 25 %. Le cumul des six premiers mois de l'année 2016, avec un excédent de plus de 35 % en moyenne sur le territoire, est l'un des plus élevés depuis près de 60 ans. L'évolution du niveau des nappes traduit une situation assez inhabituelle en ce début d'été. Sur la moitié nord du pays, les fortes pluies de juin ont engendré une phase de recharge tardive très marquée. Ainsi, fin juin, le nombre de points en hausse est très élevé pour cette période de l'année (51%). Le nombre de points stables reste sensiblement constant (24% pour 29% fin mai). Le nombre de points en baisse fin juin diminue (25% pour 39% fin mai). Sur l'ensemble du territoire, les niveaux de nappes sont normaux ou supérieurs à la normale pour 83% des points suivis.

Au 12 juillet 2016, 7 départements ont mis en œuvre des arrêtés de restrictions des usages de l'eau.

En savoir plus:  http://www.eaufrance.fr/docs/bsh/2016/07/precipitations.php