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Actualité de l'eau sur le territoire


2017 Pays de la Loire : l'eau du robinet est-elle polluée ?

La quasi-totalité des Français peuvent boire sans crainte l'eau du robinet, mais 2,8 millions de personnes n'ont accès qu'à une eau polluée notamment par des pesticides, des nitrates ou du plomb, indique jeudi une étude de l'UFC-Que Choisir. Qu'en est-il en Pays de la Loire ?

Par FB avec AFP

L'eau du robinet globalement de bonne qualité en France / FRANCK FIFE / AFP

"Le constat global est très rassurant", estime l'association de consommateurs qui a analysé les réseaux desservant les 36.600 communes de France de février 2014 à août 2016, sur la base de données du ministère de la Santé : 95,6% des consommateurs bénéficient d'une eau qui "respecte haut la main la totalité des limites réglementaires, et ce tout au long de l'année".

Mais 2,8 millions de personnes, essentiellement des habitants de petites communes rurales, "reçoivent une eau non conforme", déplore-t-elle. Elle n'est pas forcément impropre à la consommation, "cela dépend de la nature de la molécule, du niveau du dépassement et de sa fréquence", a précise à l'AFP Olivier Andrault, chargé de mission à l'UFC-Que Choisir qui a dirigé l'étude.

Les pesticides sont "de loin" la première cause de non conformité. Ils contaminent l'eau de 2 millions de consommateurs, principalement ruraux, dans les régions d'agriculture intensive.
"Les molécules retrouvées sont essentiellement des herbicides", comme l'atrazine, un herbicide "désormais interdit mais (...) particulièrement rémanent dans l'environnement", précise l'UFC.

►La qualité de l'eau dans les principales villes des Pays de la Loire

Qualité de l'eau du robinet en Pays de la Loire

"L'alerte est donnée depuis longtemps"


Les nitrates, quant à eux, polluent l'eau de près de 200.000 consommateurs, en particulier dans le Loiret, la Seine-et-Marne, l'Yonne, l'Aube, la Marne, le Pas-de-Calais et la Somme.
Troisième pollution : des "contaminations bactériennes dues aux défauts de surveillance ou à la vétusté des installations". Elles concernent 200.000 personnes et touchent surtout les petites communes rurales de montagne (Alpes, Massif central, Pyrénées).

L'UFC-Que Choisir alerte aussi sur la présence de "composants toxiques" dans les canalisations des logements: du plomb, du cuivre, du nickel ou du chlorure de vinyle, "relargués par des canalisations vétustes ou corrodées". Cette pollution est mal mesurée, du fait d'"un très faible nombre de prélèvements" qui "ne permettent pas de connaître l'exposition réelle des consommateurs".

L'ONG juge ces pollutions "d'autant moins acceptables que l'alerte est donnée depuis longtemps et que les bons remèdes ne sont toujours pas appliqués".
Si l'eau du robinet est presque partout conforme aux normes, "ce n'est pas parce que l'agriculture aurait amendé ses pratiques" mais à cause d'une "coûteuse dépollution financée à 87% par les consommateurs et seulement à 6% par les agriculteurs", affirme-t-elle.

Le principe du "pollueur-payeur"


L'association réclame l'application du principe "pollueur-payeur" par une augmentation de la taxation des pesticides et des engrais azotés, "un audit national" des composants toxiques des canalisations et une aide aux particuliers pour remplacer leurs canalisations en cas de pollution au plomb.

"Un Français sur cinq n'a pas confiance en l'eau du robinet (...) et un sur deux privilégie l'eau en bouteille", a déploré le président de l'association, Alain Bazot, au cours d'une conférence de presse téléphonique.
Pourtant, "la qualité de l'eau est très largement au rendez-vous", a-t-il souligné.

En outre, selon l'association, à 0,4 centime d'euro le litre, l'eau du robinet est 65 fois moins chère en moyenne que celle en bouteille.
La fabrication des bouteilles en plastique génère, elle, 360 fois plus de gaz à effet de serre. Elles parcourent en moyenne 300 km avant d'arriver sur nos tables et génèrent 150.000 tonnes de déchets d'emballages par an, selon l'UFC-Que Choisir.

► Vérifiez la qualité de l'eau de votre robinet sur la carte de l'UFC Que Choisir

 

 

Un Mois de mai 2016... humide!

 
carricature eau

Le suivi et la prévision des crues en Pays de la Loire

Vigicrue

En Pays de la Loire, les crues de certains cours d'eau sont surveillées par l'État.

Il s'agit des tronçons aval des rivières suivantes :

  • Thouet
  • Lay
  • Mayenne,
  • Oudon,
  • Sarthe,
  • Huisne,
  • Loir,
  • Loire,
  • Sèvre Nantaise.

Les services de Prévision des Crues Vienne-Charente-Atlantique (Thouet, Lay) et Maine Loire Aval (autres rivières citées) surveillent la situation météorologique et hydrométrique et émettent des bulletins de vigilance en cas de risques d'inondation.

Vous pouvez consulter l'état de vigilance en Pays de la Loire sur :

http://www.vigicrues.gouv.fr.

Calendrier des manifestations 2016 en lien avec le Sdage

Journée ZH 2016

Les partenaires de l'agence de l'eau se mobilisent pour vous sensibiliser sur les enjeux de l'eau, vous informer sur la stratégie de reconquête de la qualité de l'eau (le Sdage et son programme de mesures), et pour vous donner envie de participer au débat public sur l'eau .

Consultez le site www.prenons-soin-de-leau.fr pour connaitre les lieux et dates des manifestations.

 

Novembre 2015.

Le comité de bassin de l'agence de l'eau Loire Bretagne a adopté son schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) pour 2015-2021.

 

Feuille de route Bassin Loire Bretagne 2015 2021

Michel Jau, préfet de Région Centre Val de Loire et Joël Pélicot, président du comité de bassin Loire Bretagne. | Xavier Bonnardel

Mercredi, à Orléans, le comité de bassin de l'agence de l'eau Loire Bretagne a adopté à une large majorité (78% des votants) son schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) pour la période 2015-2021.

 Le Parlement de l'eau du plus grand bassin hydrographique français (28% du territoire national, des sources de la Loire aux côtes bretonnes) a reconduit l'objectif du précédent Sdage: « atteindre 61% de la masse d'eau en bon état en 2021. Aujourd'hui nous sommes aux environs de 50% », a déclaré Joël Pelicot, président du comité de bassin.

 

Saint-Nazaire L'avenir de l'ex-usine élévatoire en suspens

L'édifice devait accueillir un centre d'interprétation et de valorisation de la Loire en 2018. La Région s'interroge aujourd'hui sur la pertinence du projet.

01/06/2016 à 08:11 par ameliethomas

Le bâtiment du Petit Maroc, une vitrine de la Loire ? Pas sûr... -

La Région a changé de capitaine, aujourd'hui dirigée par Bruno Retailleau, élu Les Républicains. Et le projet acté par le Socialiste Jacques Auxiette, transformant l'ancienne usine élévatoire en Centre d'interprétation et de valorisation de l'estuaire (Civel), laisse la nouvelle équipe en place dubitative. La Région souhaite réinterroger la « destination » du lieu. Pour Franck Louvrier, vice-président en charge du tourisme :

« Le projet mérite d'être réfléchi à nouveau »

La commission « Territoires » mène la réflexion. Elle prendra « plusieurs mois ». Aucune échéance n'est avancée.

Gouffre financier ?

Au Petit Maroc, l'édifice art déco coiffé de sa cheminée rouge est fermé depuis 1993. Le projet de transformation s'élève à 9, 3 M€ financés par la Région grâce aux indemnités perçues suite à la catastrophe de l'Erika. « Il n'est pas question de revenir sur la rénovation du lieu. Les travaux d'assainissement du site sont engagés », insiste Franck Louvrier.

La Région tique sur les frais de fonctionnement du Civel portés par le conseil régional à hauteur de 60 % et par la ville de Saint-Nazaire pour 40 %. «Entre 200 000 € et 300 000 € pour une jauge de 40 000 visiteurs par an, ce qui est beaucoup pour un site touristique, indique Franck Louvrier.

"Le modèle économique ne semble pas viable. Il ne faudrait pas que ce projet s'avère un gouffre financier ».

La Loire, un atout

Le Civel imaginé par l'ancienne équipe se veut une vitrine de la Loire, avec la création d'un parcours interactif autour du fleuve. Les appels d'offres portant sur le dispositif scénographique devaient être lancés à la rentrée, ce ne sera pas le cas.

« Le territoire industriel et la Loire sont des atouts indéniables qu'il faut déveloper », assure Franck Louvrier. Mais pour la Région, le Civel n'est pas forcément le meilleur concept. Contactée, la Ville n'a pas souhaité s'exprimer. Elle attend une rencontre avec la Région pour évoquer le sujet...

Amélie Thomas

L'Echo de la Presqu'île